STATUTS

PREAMBULE

  • Inspiré par les luttes héroïques menées par les Peuples Africains pour la liberté, la dignité humaine et la démocratie,
  • Rendant hommage aux pères du Panafricanisme que sont KWAME NKRUMAH, Patrice-Emery LUMUMBA, Gamal Abdel Nasser, Félix Roland MOUMIE, MODIBO KEITA, Cheik ANTA DIOP, Julius NYERERE etc.
  • Faisant sien le combat des héros du patriotisme kamerunais que sont Martin Paul SAMBA, Rudolph DOUALA MANGA BELL, Le Sultan NJOYA, Ruben UM NYOBE, Félix Roland MOUMIE, Ernest OUANDIE, Abel KINGUE, OSENDE AFANA etc.
  • Convaincu que la démocratie, le respect des droits inaliénables de l’Homme, la justice sociale sont les préalables au progrès du Kamerun, de l’Afrique et du Monde,
  • Convaincu que le bien-être des Peuples Africains ne se réalisera pleinement qu’avec l’unité politique du continent africain,

Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie (MANIDEM) proclame qu’il inscrit son combat dans la longue tradition, d’une part, de résistance contre l’oppression et d’autre part, de solidarité des Peuples Africains pour la réalisation des idéaux de Liberté, de Bien-être collectif et individuel, de Justice sociale, de Paix et pour l’avènement d’un Etat socialiste démocratique.

 

TITRE 1 : DENOMINATION – SIEGE

Article 1 : La dénomination

((1) Le Mouvement Africain pour la Nouvelle Indépendance et la Démocratie, en abrégé MANIDEM  est un parti de masse, ceci signifie que ses prises de position et le sens de son combat politique sont fondés en priorité sur la défense bien comprise des intérêts .des masses populaires et des classes moyennes de la population kamerunaise.

  • L’emblème du MANIDEM est : Une clé noire sur fond rouge dans un liseré
  • Sa devise est : « Le Kamerun est notre Patrie et l’Afrique notre avenir. »

 

Article 2 : Le siège

  • Le siège du MANIDEM est fixé à Douala.
  • Il peut être transféré dans toute autre localité du Kamerun sur décision d’un Congrès extraordinaire, convoqué à cet effet.
  • Le MANIDEM autorise ses démembrements régionaux à installer des sièges régionaux, autant que de besoin.

TITRE 2 : BUTS, VALEURS ET MOYENS

Article 3 : Les buts

  • Le MANIDEM a pour vocation de continuer fidèlement l’œuvre patriotique de résistance  à la volonté impérialiste d’annexer l’espace national du Kamerun, afin de le mettre servilement au service de ses intérêts.
  • Cette résistance s’articule dans le contexte actuel, autour des objectifs sociopolitiques suivants :
  1. instaurer une démocratie révolutionnaire véritable, dont l’approfondissement contribuera à l’avènement de la Nouvelle Indépendance du Kamerun, en mettant fin à la domination néocoloniale, pour ouvrir la voie à l’instauration d’une société socialiste ;
  2. imprimer une culture politique nouvelle, fondée notamment sur l’émulation et la coopération entre les Kamerunais plutôt que sur la compétition et la concurrence sauvages, dont les principaux axes sont :
  • le développement de l’harmonie entre toutes les nationalités du Kamerun, à travers une conscience nationale, panafricaine et internationale toujours plus poussée,
  • une revalorisation des civilisations, des langues et des cultures de toutes les nationalités kamerunaises, et leur promotion en vue de l’émergence de cultures kamerunaises fortes,
  • la lutte contre le néocolonialisme;
  1. mettre en œuvre le progressisme. Le progressisme est une orientation qui place au centre de son combat politique,
  • aujourd’hui, la lutte contre toutes les formes d’oppression, et
  • demain, l’opposition à l’éclosion de toutes nouvelles formes d’exploitation et d’oppression ;
    1. promouvoir la démocratie  et la construction d’un Etat socialiste et démocratique;
    2. instituer le Le Manidem fait sienne l’idée de CHEIKH ANTA DIOP selon laquelle la libération de l’Afrique passe par deux conditions essentielles :
  1. la conscientisation des populations. Le refus de la situation dans laquelle elles vivent, en soutenant les positions qui confortent les avantages de leurs exploiteurs, ce qui a comme conséquence d’allonger la durée de leur misère,
  2. La lutte contre le chauvinisme ethnique et national. C’est ce que les pères du panafricanisme résumaient à travers la revendication des « Etats unis d’Afrique » ;
  1. promouvoir la coopération internationale. Le MANIDEM souscrit à tout ce qui peut contribuer à la promotion d’une saine coopération internationale entre les peuples et les Etats.

 

Article 4 : Les moyens

  • Le principe. Les moyens nécessaires à la lutte politique du MANIDEM lui sont donnés par les masses populaires.
  • Le renforcement de l’organisation. Le MANIDEM aura pour tâches principales de renforcer l’implantation de son organisation, de créer, de susciter et d’encadrer des organisations dont l’ambition est d’amener leurs adhérents et sympathisants à se prendre en charge.
  • L’ambition. Le MANIDEM œuvre en faveur d’une lutte politique, qui s’appuierait sur une large mobilisation populaire et le respect de la volonté populaire.
  • Il est contre la lutte armée

Titre 3 : Les Membres

Article  5 : La qualité de membre

  • La qualité de membre du MANIDEM s’obtient à travers l’adhésion à l’organisation.
  • L’adhésion au MANIDEM se fait en trois temps :
    1. la sensibilisation et l’initiation à la lutte politique. Elle consiste en une série de rencontres entre un militant et un sympathisant, rencontres qui sont suivies par l’organisme auquel appartient le militant ;
    2. la formation politique initiale. Ce sont des lectures et/ou des discussions entre un ou plusieurs militants avec un ou plusieurs sympathisants, sur des thèmes relatifs à la lutte politique ;
    3. La présentation du sympathisant à un organisme de lutte, qui l’accepte et lui vend une carte de membre du MANIDEM

 

  • La qualité de membre du MANIDEM se maintient à travers l’activité militante, définie par l’article 7 ci-après.
  • Elle se perd pour les causes suivantes :
    1. le décès,
    2. l’appartenance à un autre parti politique,
    3. la démission,
    4. l’exclusion, prononcée par l’organe auquel le membre appartient et entériné par le CNC

Titre 4 : ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT

 

SECTION 1 : L’organisation du MANIDEM

Article 6 : Le cadre des activités militantes

Tout membre du MANIDEM doit être formellement rattaché à un Comité de base, dans lequel il mène ses activités militantes.

Article 7 : Les activités militantes

Les activités militantes consistent en :

  • se procurant de sa carte du militant,
  • payant régulièrement les cotisations militantes
  • assistant aux réunions du Comité de base
  • participant effectivement aux activités organisées par le Comité de base et tout autre organe du parti
  • développant la propagande du parti
  • recrutant de nouveaux militants et sympathisants
  • participant aux activités de formation politique
  • prenant les responsabilités dans les organes dirigeants
  • participant aux élections locales, régionales et nationales

Article 8 : Les structures du MANIDEM

Les structures du MANIDEM sont:

  • Les Comités de Base (CB),
  • Les Coordinations Communales (CC),
  • Les Coordinations Départementales (CD),
  • Le Comité National de Coordination CNC,
  • Le Bureau politique (BP)
  • Le Secrétariat du Bureau politique (SBP)
  • Le Congrès.

Article 9 : Le Comité de base

  • L’organisme de base du MANIDEM est le Comité de Base (CB)
  • Il se forme au sein d’une entreprise, d’un quartier urbain, d’un village, d’un établissement d’enseignement ou une de leurs fractions.
  • Ses effectifs ne doivent pas dépasser 30 membres.
  • Le Comité de base est dirigé par un bureau de cinq (5) responsables élus, par ses membres : le Président, le Secrétaire, le Secrétaire aux finances, le Secrétaire à l’organisation et le Secrétaire à la propagande.

Article 10 : Les activités du Comité de base

Les activités du Comité de base sont :

  1. amplifier la propagande du parti : populariser les mots d’ordre du MANIDEM,  dénoncer tout ce qui est contraire aux intérêts et aspirations des masses populaires, et aider les masses populaires à s’organiser pour la défense de leurs intérêts,
  2. former et encadrer ses militants,
  3. informer les organes dirigeants du parti
  4. promouvoir les personnalités du parti
  5. collecter les cotisations et promouvoir des activités génératrices de revenus
  6. développer des relations avec les militants des partis politiques implantés dans son espace géographique.

Article 11 : La Coordination communale

((1) La Coordination communale est l’organe de direction de base. Il est constitué de dix responsables élus par les militants du MANIDEM dans une  commune

(2)  Elle est composée de :

  • 1 Président communal
  • 1 Secrétaire communal
  • 1 Secrétaire communal adjoint
  • 1 Secrétaire communal aux finances
  • 1 Secrétaire communal aux finances adjoint
  • 1 Secrétaire communal à l’organisation
  • 1 Secrétaire communal à la propagande
  • 1 Secrétaire communal en charge du mouvement social
  • 1 Secrétaire communal en charge de la formation politique
  • 1 Secrétaire communal en charge de la sécurité.

 

Article 12 : Les cadres des activités de la Coordination communale

  • Les activités de la Coordination communale se déroulent dans trois cadres organiques : les réunions ordinaires,  les secrétariats spécialisés et la conférence communale.
  • Les réunions ordinaires sont celles qui réunissent les membres de la Coordination communale. Elles se tiennent au moins une fois par mois et autant que de besoin.
  • Les secrétariats spécialisés réunissent les responsables des différents bureaux par spécialité. Elles se tiennent au moins une fois par trimestre.
  • La Conférence communale réunit les délégués élus par les Comités de base et les membres des coordinations communales. Elle se tient une fois par an.

 

Article  13 : Les activités de la Coordination Communale.

Les activités de la Coordination communale  consistent en :

  1. la coordination de l’activité des Comités de base
  2. la mise en place l’école de base du parti et l’animation de son fonctionnement
  3. le suivi du paiement régulier des cotisations militantes et la gestion pertinente des fonds du parti
  4. la popularisation des mots d’ordre du MANIDEM
  5. L’appui aux masses pour leurs organisations destinées à la promotion, à la réalisation de leurs aspirations et au soutien des objectifs du MANIDEM
  6. l’entretien des rapports de coopération dans l’action avec les structures des autres partis et autres organisations sociales progressistes dans la commune,
  7. l’appui aux CB pour la création et le bon fonctionnement des entités économiques, pourvoyeuses de revenus.

 

Article 14 : La Coordination départementale.

  • La Coordination départementale est la direction intermédiaire, entre la direction communale et la direction nationale.
  • Elle est composée d’au plus vingt responsables, élus pour moitié, par les Comités de base et pour moitié, par les Coordinations communales.
  • Elle est dirigée par un bureau de dix responsables, élus par ses membres parmi eux. Sa composition est la suivante :

 

  • 1 Président départemental
  • 1 vice-président départemental
  • 1 Secrétaire départemental
  • 1 Secrétaire départemental adjoint
  • 1 Secrétaire départemental aux finances
  • 1 Secrétaire départemental adjoint aux finances
  • 1 Secrétaire départemental à l’organisation
  • 1 Secrétaire départemental à la propagande
  • 1 Secrétaire départemental, en charge du mouvement social
  • 1 Secrétaire départemental, en charge de la formation politique
  • 1 Secrétaire départemental en charge de la sécurité

 

Article  15 : Les  cadres des activités de la Coordination départementale

  • Les activités de la Coordination départementale se déroulent à travers trois organes : les réunions ordinaires, les secrétariats spécialisés et la conférence départementale.
  • Les réunions ordinaires sont celles qui réunissent les membres de la Coordination départementale. Elles se tiennent au moins une fois par mois et autant que de besoin.
  • Les secrétariats spécialisés réunissent les responsables des différents bureaux par spécialité. Elles se tiennent au moins une fois par trimestre.
  • La Conférence départementale réunit les délégués élus par les Comités de base et les membres des coordinations communales et de la coordination départementale. Elle se tient une fois par an.

Article 16 : Les activités de la Coordination départementale

Les activités de la coordination départementale sont :

  1. l’impulsion, le suivi et la coordination des activités du MANIDEM dans son espace géographique,
  2. la formation des formateurs,
  3. les relations avec les administrations,
  4. la structuration du mouvement social
  5. l’agitation et la propagande,
  6. La préparation des élections

 

Article 17 : Le Comité National de Coordination

  • C’est l’organe exécutif du Parti. Il est composé de quatre-vingt-sept (87) membres élus par le Congrès.
  • Il est dirigé par un Bureau politique de vingt-sept (27) membres.
  • Le CNC se réunit tous les trimestres, pour élaborer un programme d’activité et évaluer sa réalisation.
  • Il peut se réunir en session extraordinaire, soit pour vider les contentieux disciplinaires en appel, soit pour gérer des situations exceptionnelles, dans le parti ou dans le pays.

Article  18 : Les activités du CNC

Les attributions du CNC sont :

  1. la désignation des membres du Bureau politique et de son Secrétariat
  2. la fixation des orientations politiques, susceptibles de garantir le développement et le rayonnement du MANIDEM
  3. l’adoption du budget annuel du MANIDEM
  4. l’adoption de la grille des cotisations militantes
  5. le suivi de l’activité du MANIDEM
  6. la mise en place d’un système de formation des cadres, adapté aux orientations politiques du MANIDEM
  7. le rôle de chambre d’appel pour les décisions prises par les instances et rejetées par les parties
  8. le suivi de l’activité des élus et autres représentants du MANIDEM désignés
  9. toute décision de sauvegarde en situation exceptionnelle dans la vie du Parti ou en situation exceptionnelle d’urgence dans le pays.

Article  19 : LE BUREAU POLITIQUE

  • C’est l’organe dirigeant du Comité National de Coordination, en ce sens il assure la permanence du suivi des activités du parti. Cet aspect de son activité est délégué à son Secrétariat.
  • Il est composé de vingt-sept (27) membres élus parmi les membres du CNC et par ce dernier.
  • Il est organisé en secrétariats de huit (8) membres désignés par chaque secrétaire National.
  • Il se réunit mensuellement pour :
  1. Coordonner le suivi de l’activité des secrétariats
  2. Analyser la situation nationale
  3. Evaluer le fonctionnement du parti
  4. Communiquer sur la vie du parti
  5. Impulser les relations du MANIDEM avec d’autres organisations.

 

Article 20 : Le Secrétariat du Bureau politique

  • Il est composé de treize membres dont :
  1. le Président National
  2. les trois vice-présidents nationaux
  • le Secrétaire général
  1. le Secrétaire National à l’organisation
  2. Le secrétaire à la communication et porte-parole officiel du parti
  3. Le secrétaire aux finances
  • Le secrétaire à la formation, en charge de la documentation
  • Le secrétaire en charge du mouvement social
  1. Le secrétaire en charge de l’économie
  2. Le secrétaire en charge des relations extérieures
  3. Le secrétaire National en charge de la ruralité.
  • Il reçoit délégation de pouvoir du BP, pour diriger quotidiennement l’activité du parti.
  • Il rend compte de son activité, à chacune de ses réunions.

Article 21 : Le Congrès

  • Le Congrès est l’instance d’orientation du MANIDEM.
  • Il se réunit tous les trois (3) ans, sur convocation du Comité National de Coordination, en session ordinaire. Il peut se réunir en session extraordinaire sur convocation, soit du Comité National de Coordination, soit des deux tiers (2/3) des Coordinations départementales, à conditions que celles-ci représentent aussi les deux tiers (2/3) des membres du Parti.
  • Les participants aux Congrès du MANIDEM sont :
  • Les membres du CNC sortant
  • Les délégués, élus des CD, dont le nombre et le mode de désignation sont fixés par le Règlement intérieur
  • Les invités du CNC.

Article 22 : Les missions du Congrès

Les missions du Congrès sont :

  1. l’Adoption des Statuts et du Règlement intérieur du MANIDEM
  2. la fixation des grandes orientations, susceptibles d’améliorer le fonctionnement, le rayonnement du MANIDEM et de conduire à sa prise du pouvoir politique au Kamerun,
  3. l’approbation des rapports politiques et financiers du CNC
  4. l’élection des membres du CNC.
  5. la désignation de contrôleur général de l’activité du MANIDEM

 

SECTION 2 : LE MODE DE DIRECTION

Article 23 : Les principes de direction

Les structures du MANIDEM sont dirigées selon les principes suivants : le centralisme démocratique, la collégialité, la programmation, la reddition des comptes et l’auto critique.

  • Le centralisme démocratique. C’est une règle qui allie la démocratie et le centralisme.
  1. La démocratie. Elle octroie à tous les militants le droit de s’informer et donner leur opinion sur tout sujet en débat au sein de leur organisme ou du parti ;
  2. Le centralisme. Il confie aux organes dirigeants, lorsque les débats sont clos sur un sujet le droit de revendiquer de chaque membre du MANIDEM, sa contribution pour atteindre l’objectif fixé par la décision.
  • La collégialité. Elle s’oppose aux notions très répandues de « grands camarades », de « timonier » et de « camarades très forts ». Elle impose à chaque dirigeant à qui une mission est confiée, de solliciter, sans aucun complexe, ses collègues ou d’autres membres des contributions qui lui permettraient de produire un résultat satisfaisant.
  • La programmation de l’activité. Le MANIDEM s’est donné une mission très lourde de combattre le fatalisme du néocolonialisme, pour mettre sur pied une nouvelle indépendance et une nouvelle démocratie. Une telle mission impose que l’activité fasse l’objet d’une programmation rigoureuse qui mobilise les moyens humains et matériels dans la poursuite d’objectifs successifs fixés.
  • La reddition des comptes. Tous les dirigeants, tous les organismes sont tenus de produire un rapport d’activité, adressé au collège qui les a élus et devant qui, ils doivent rendre compte de leur activité et de l’utilisation des moyens qui leur ont été confiés.
  • L’auto critique. La production d’un rapport d’activité ne constitue pas une fin en soi. Celui-ci doit être soumis à une évaluation qui déterminera ses points forts et ses points faibles sur lesquels il convient d’apporter des inflexions. Lorsque des points faibles ressortent d’un rapport et qu’il est révélé qu’ils sont dus à des comportements défaillants, les auteurs de ces défaillances doivent s’expliquer et prendre l’engagement de s’améliorer.

 

Article 24 : Les modes de délibération et de décisions

  • Le Comité de base ne peut valablement délibérer que, si au moins l’ensemble du Bureau est présent. Ses décisions sont prises à la majorité simple.
  • Les Coordinations communales et départementales ne peuvent valablement délibérer qu’en présence d’au moins deux tiers (2/3) de leurs membres. Les décisions sont prises à la majorité simple.
  • Le Comité National de Coordination ne peut valablement délibérer qu’en présence d’au moins deux tiers (2/3) de ses membres, en session ordinaire, et trois quarts (3/4), en session extraordinaire. Les décisions des sessions ordinaires sont prises à la majorité simple et celles des sessions extraordinaires, à la majorité des deux tiers (2/3).
  • Le Bureau politique et son Secrétariat ne peuvent valablement délibérer qu’en présence de la moitié de leurs membres. Les décisions sont prises à la majorité des membres présents ou représentés.
  • Le Congrès délibère valablement si la majorité simple des membres conviés est présents ou représentés. Ses décisions sont prises à la majorité simple des membres présents.

 

SECTION 3 : LES REUNIONS

Article 25 : La convocation des réunions

  • La date des réunions des CB, des CC et des CD sont fixées, à l’issue de la précédente réunion. Elles sont convoquées par écrit au moins une semaine, avant la date prévue pour leur tenue par leur Président respectif.
  • Les réunions du Bureau politique et de son Secrétariat font l’objet d’une programmation annuelle. Néanmoins, chacune des réunions fait l’objet d’une convocation par écrit, au moins quatre jours, avant la date prévue pour leur tenue.
  • Les congrès ordinaires sont convoqués au moins six mois avant la date prévue pour sa tenue.

Article  26 : L’ordre du jour des réunions

  • La convocation des différentes réunions au MANIDEM doit comprendre les éléments suivants :
  1. La date d’émission,
  2. Le projet d’ordre du jour,
  3. La date de la réunion
  4. Le lieu de la réunion
  5. L’heure de début de la réunion
  6. Le signataire
  • L’ordre du jour est fixé par les participants, après vérification du quorum, à condition que les points à l’ordre du jour correspondent aux activités de l’organe concerné.

SECTION 4 : LE MODE D’ELECTION

Article  27 : L’organisation des élections

  • Les élections se déroulent dans les différentes instances du MANIDEM, lors des réunions convoquées spécialement à cet effet.
  • Les responsabilités au Manidem, à tous les niveaux, s’obtiennent par la voie des élections uninominales au suffrage universel et à main levée. Toutefois, le vote secret peut être admis dans des cas exceptionnels et sur décision de l’organe.
  • Le corps électoral est constitué des membres, à jour de leur cotisation, régulièrement convoqués, présents et éventuellement représentés selon les cas,
  • Chaque membre qui remplit les conditions, pour participer aux assises du Manidem, peut se faire représenter par un membre de la même catégorie que lui.
  • Chaque membre ne peut recevoir plus d’un (1) mandat de représentation. Il est tenu de le faire valider à l’ouverture des travaux. Les mandats ne seront pris en compte que pour l’atteinte du quorum, étant entendu que seuls les camarades présents participeront au vote.
  • Les résultats sont proclamés séance tenante.

SECTION 4 : les Finances

Article  28 : Les ressources financières du MANIDEM

  • Les ressources du MANIDEM sont constituées par :
  • les cotisations
  • a vente des cartes de militants
  • les revenus provenant de l’exploitation des activités, pourvoyeuses de revenus
  • les dons
  • les legs
  • Le financement de l’Etat.
  • Les modalités de gestion de ces ressources financières sont définies dans le Règlement intérieur.

Article  29 : La  carte de militant

 

  • Chaque militant doit s’acquitter annuellement d’une carte de militant.
  • Les montants sont fixés par le CNC
  • Leur mode de gestion est précisé dans le Règlement intérieur.

Article  30 : Les cotisations

 

  • Les cotisations militantes sont obligatoires.
  • Leur grille est fixée par le CNC
  • Leurs modes de collecte et de gestion sont précisés dans le Règlement intérieur.

Article  31 : Les revenus des activités rémunératrices

Les différents organes du MANIDEM sont autorisés à créer et gérer des activités, pourvoyeuses de revenus, dont les bénéfices  doivent contribuer au financement du parti, selon les modalités fixées dans le Règlement intérieur.

 

 

Article  32 : Les dons et legs

  • Le MANIDEM, périodiquement organise une collecte de dons, sous la forme de souscriptions, auprès de ses sympathisants.
  • Le MANIDEM peut aussi recevoir des legs, aussi bien de ses membres et sympathisants que de toute autre personne dans le respect des lois et règlements.

Articles  33 : Le financement public des partis politiques.

  • Le MANIDEM peut recevoir les fonds que les pouvoirs publics attribuent aux partis politiques, pour leur participation aux élections.
  • Les modalités de gestion de ces fonds sont fixées par le Règlement intérieur

SECTION 5 : LA DISCIPLINE

Article 34 : La gestion des conflits disciplinaires

  • Les conflits disciplinaires concernent aussi bien le non-respect des prescriptions statutaires et règlementaires du MANIDEM que des comportements déviants par rapport à la morale révolutionnaire et des conflits entre les membres ou entre les membres et des instances de direction.
  • Chaque organe, dans son entièreté ou par la désignation d’un comité ad hoc, gère en première instance les conflits disciplinaires.
  • Les décisions de ces instances sont susceptibles d’être contestées.
  • L’organisation pratique de la gestion des conflits disciplinaires est précisée dans le règlement intérieur.

 

Article 35 : Les procédures d’appel

  • Les appels des décisions de première instance sont adressés au Comité National de
  • Les modalités de traitement sont précisées dans le Règlement intérieur.

 

Article 36: Le régime des sanctions

Les sanctions suivantes peuvent être prononcées par :

  • Le Congrès : l’avertissement, le blâme, la suspension de la qualité de membre et l’exclusion ;
  • Le CNC : l’avertissement, le blâme, la suspension de la qualité de membre et l’exclusion
  • Les CD, CC et CB : l’avertissement, le blâme et la suspension de la qualité de membre.

SECTION 6 : LE CONTRÔLE GENERAL DE L’ACTIVITE

Article 37: Le contrôleur général

  • Le contrôleur général de l’activité du MANIDEM est désigné par le congrès.
  • Il a pour missions de :
  • Vérifier les rapports financiers et politiques du CNC au congrès
  • Intervenir dans les différents qui opposent les différentes structures de direction du MANIDEM à leur base respective, quant à la qualité de la conduite de la mission, qui leur est confiée.
  • Les modalités d’intervention du contrôleur général du MANIDEM sont définies dans le Règlement intérieur.

 

TITTRE 4 : Les DISPOSITIONS FINALES.

Article 38 : Les procédures de validation des présents statuts

 

Le Congrès du MANIDEM désignera les personnes, qui sont susceptibles de conduire la procédure légale de reconnaissance des présents statuts, ainsi que les modifications successives, qui pourraient y être apportées, à travers une résolution de la session du Congrès qui les adoptera.

 

Douala, le 27 janvier 2018

 

Pour le CNC et par Ordre du Congrès,

Le Secrétaire Général                                                                                         Le Président  National

2018-08-22T08:43:01+00:00

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