PROPOS LIMINAIREA LA CONFERENCE DE PRESSE DU MANIDEM 07 Juin 2018 à Douala

PROPOS LIMINAIREA LA CONFERENCE DE PRESSE DU MANIDEM

07 Juin 2018 à Douala

Chers amis de la presse

Le MANIDEM est heureux de vous accueillir à son siège, ce jour. Cette joie est fondée sur deux éléments :

  • d’une part, vous avez accepté de braver d’être avec notre Parti, dans ce combat sans merci, que lui livre l’administration territoriale de la région du Littoral, depuis quelques mois. Vous avez manifesté cette solidarité, contre l’injustice depuis le 1er août 2017, lorsque le sous-préfet de Douala 1er a interdit notre conférence de presse. Depuis ce jour, aucune de nos manifestations n’a été autorisées dans cette région du pays, alors que partout ailleurs, elles le sont ; et
  • d’autre part, vous faites partie de l’action de résistance, que nous avons engagée contre cette multiplication d’actes d’abus de pouvoir, dont l’ambition est de nous écarter de la jouissance de la disposition constitutionnelle, qui veut que « les partis politiques concourent à l’expression du suffrage populaire ».

Pour tout cela, le MANIDEM vous dit merci.

Dans les luttes pour plus d’indépendance et de démocratie, il y a une vérité, qui n’a jamais été démentie par l’histoire : la force des régimes dictatoriaux se mesure à travers la capacité de résister des populations ; plus elles résistent et moins la dictature est forte.

Notre rencontre de ce jour a deux objectifs : vous informer largement sur l’action politique du MANIDEM et vous demander de contribuer, chacun selon ses convictions, à la création d’un courant d’opinion autour du refus de la « démocratie apaisée ».

  1. L’ACTION POLITIQUE DU MANIDEM

Il y a une dizaine d’années, le Président Paul Biya a lancé sa fameuse idée d’une démocratie apaisée. Dans son esprit, il s’agissait de multiplier des partis politiques, qui sont « d’accord sur l’essentiel » et, en conséquence fonder le multipartisme camerounais sur « les produits issus du même moule ».

Dès notre 1er  congrès, tenu du 5 au 7 décembre 2003, voici comment le MANIDEM a répondu à cette vision des choses : « La question politique centrale est de sortir de la situation politique où l’on parle de démocratie, alors que la majorité de la population a peur de poser ses problèmes essentiels ; un peu comme si la politique avait un autre rôle que de régler les problèmes de la population. Le Manidem pense qu’on peut y arriver si le cadre politique général incite les populations à s’organiser, pour la défense de leurs intérêts, l’administration est cantonnée à son rôle de gestionnaire des affaires publiques et est, à ce titre, tenue de rendre compte aux élus et aux populations, des performances de son action, la constitution consacre l’indépendance de la magistrature, renforce les fonctions électives par rapport à l’administration et décentralise effectivement le pouvoir d’Etat et les élections se déroulent dans un cadre transparent. »

Au fil des ans, l’avancée vers la réalisation de ces conditionnalités ne s’est pas faite. Au contraire, l’administration publique, soucieuse d’enraciner ses pratiques de détournements de fonds publics et de corruption a pris la posture de super intendant des partis politiques : elle recrute ses agents en leur sein, pour susciter des « dissensions », menace de l’ordre public. La première victime a été l’UPC, dont l’essentiel des factions parlent, de moins en moins de l’émancipation, et de plus en plus de pouvoir. Maintenant que cette bataille semble terminée, l’administration a réveillé sa « taupe » du MANIDEM, pour achever la liquidation du camp de UM NYOBE. Cette taupe, c’est Anicet EKANE, qui depuis près de dix ans n’occupe plus la fonction de Président, mais qui par des subterfuges diverses, avait réussi à faire que dans le dossier du Parti, c’était lui le Président jusqu’en 2016.

N’est-ce pas une véritable magie ? Que non ! Il a suffi que les dossiers de ceux qui l’ont remplacé ne soient pas traités au MINAT. Donc Pierre ABANDA KPAMA, de regretté mémoire, et BANDA KANI n’ont jamais été présidents du MANIDEM.

Aujourd’hui, pour convaincre ses parrains, qu’il était toujours aux affaires, il s’est appuyé sur l’administration territoriale de la Région du Littoral, pour museler la direction du Parti et se créer une tribune, à travers un pseudo congrès, qui vient de le désigner Président du MANIDEM, sans aucune autre instance de direction. Cela a été un drôle de pied de nez à un parti, dont la désignation est « nouvelle indépendance et démocratie ». Mais cela confirme les paroles saintes, selon lesquelles Dieu rend fou, celui qu’il veut punir. Notre ancien camarade vient de se déshabiller en public ; c’est grave…Nous l’accompagnerons.

C’est le sens de notre action politique de l’heure. Il nous trouvera partout sur son chemin. Mais ce n’est qu’un moyen : il avait promis à ces maîtres de maintenir notre parti au rang de figurant, c’est la dynamique inverse qui les a fait sortir de leurs gongs. Nous allons garder le cap et donner une dimension autre au MANIDEM.

  1. LA CREATION D’UN COURANT D’OPINION AUTOUR DU REFUS DE LA DEMOCRATIE APAISEE

Sur un autre plan, l’autorité administrative et principalement l’AT de la Région du Littoral tente de se donner un rôle qu’il n’a pas dans la vie politique de notre pays. La loi sur les associations stipule que les manifestations publiques sont libres et que leurs organisateurs doivent les déclarer.

En violation de ces dispositions, les autorités administratives voudraient gérer les autorisations de manifestations, sous le prétexte « de menaces de trouble à l’ordre public ». C’est une violation, dont la conséquence est de rendre les partis politiques muets, alors que c’est à travers ces manifestations que le peuple connaît leurs programmes et ambitions. C’est une grave entorse à la démocratie.

Le MANIDEM lance une grande campagne contre ces agissements, dont la première partie consistera à expliquer aux populations que la mission de l’administration dans la gestion des manifestations publiques est de les encadrer, pour éviter que ne surviennent des troubles à l’ordre public. Agir autrement constitue un abus de pouvoir.

Sur un second volet, il faut que les partis politiques et des associations, qui en sont victimes doivent se plaindre devant les juridictions et obtenir d’elles que les sous-préfets deviennent des justiciables.

Nous vous remercions, pour votre attention

Fait à Douala, le 7 juin 2018

Le Président National du MANIDEM

Mbombog YEBGA Dieudonné

 

2018-08-22T06:46:52+00:00

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