LE PROGRAMME ECONOMIQUE & SOCIAL DU MANIDEM 

  • Promouvoir l’Industrie
  • Promouvoir une Education de masse et de qualité
  • Construire un Etat socialiste performant dans le cadre d’une économie sociale de marché

Février  2009

INTRODUCTION

ETAT DES LIEUX : La crise économique et sociale est l’expression la plus manifestement incontestable du bilan d’un demi-siècle de gestion économique du système AHIDJO-BIYA. Bilan négatif dans sa globalité et dans sa généralité.

Le chaos de l’économie kamerunaise traduit la nature économiquement fossoyeuse de l’Etat UNC-RDPC, entièrement voué à servir les intérêts occidentaux et étrangers.

L’essence de la crise économique au Kamerun se déploie sous 13 formes concrètes appelées ici « 13 faillites du régime BIYA », et que l’on peut résumer en 3 inaptitudes graves :

  • Inaptitude à promouvoir une politique sociale d’épanouissement et de développement
  • Inaptitude à promouvoir une politique de production, monétaire et financière de développement
  • Inaptitude à promouvoir une politique d’intégration régionale et africaine.

I-              ANALYSE DES FAILLITES

F1 : FAILLITE DE LA POLITIQUE SOCIALE

Elle se manifeste par le délabrement du tissu social et l’insuffisance voire l’inexistence des infrastructures, aussi et surtout  par une absence de vision sociale et partant de définition d’une politique sociale de la nation.

Situation qui s’explique par l’anachronisme du contenu des structures d’encadrement,  l’insouciance par rapport à la permanence des détournements de fonds

Cela a comme conséquence de marginaliser économiquement la population, du fait de sa déstabilisation psychologique et morale.

F2 : FAILLITE DANS LA PROMOTION DE L’EMPLOI

Elle se manifeste par la pauvreté générale due à un faible niveau général de l’emploi, le fort chômage notamment des femmes et des jeunes, le faible niveau des salaires et du pouvoir d’achat.

Situation qui s’explique par la baisse de l’activité économique. Celle-ci est due :

  • à la faiblesse de l’Etat dans l’orientation de l’activité économique
  • à un secteur privé dominé par les commerçants.
  • à un manque d’articulation des différentes activités économiques
  • à l’inexistence des incitations à la création des emploi.

Cela a comme conséquence la montée vertigineuse du chômage, notamment des jeunes.

F3 : FAILLITE DE LA POLITIQUE DE L’ENVIRONNEMENT

Elle se manifeste par la dégradation des conditions d’hygiène publique, de l’environnement et de l’écosystème.

Cette situation s’explique par la surexploitation des forêts, la démission de l’Etat par rapport à l’exigence de créer un cadre décent pour les Kamerunais et à l’inexistence  d’une politique d’encadrement des nuisances économiques et sociales.

Cela a comme conséquences : une chute de la pêche, une diminution de l’eau potable et une dégradation des conditions de santé.

F4 : FAILLITE DU DEVELOPPEMENT EQUILIBRE DES REGIONS

Elle se manifeste par l’existence, d’une part des villes et des campagnes, avec les iniquités immuables, et d’autre part, d’un classement éternel des villes.

Cette situation s’explique par la démission du régime à promouvoir une véritable politique  de développement équilibré des régions et d’intégration nationale.

Cela a comme conséquence d’accentuer l’exode rural et de compliquer l’aménagement de l’espace urbain.

F5 : FAILLITE DE LA POLITIQUE DE L’EDUCATION ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Elle se manifeste par la déliquescence de la politique scolaire et universitaire, la fermeture des instituts de recherche et l’inadéquation de la formation professionnelle.

Situation qui s’explique par la modicité des moyens alloués à la formation et à la recherche ainsi que par la non-valorisation de la formation intellectuelle.

Ceci conforte l’idée que nos peuples sont incapables de créer et justifie leur enfermement dans l’obscurantisme et l’aliénation.

F6 : FAILLITE DE LA GESTION DES RESSOURCES DU SOUS-SOL

Gestion paternaliste du pétrole, gestion artisanale et rentière des autres ressources du sous-sol, et inexistence d’une politique de l’eau et de l’électricité. Telles sont les principales manifestations de cette faillite.

Situation qui s’explique par l’absence d’une véritable politique industrielle liée à la gestion des ressources énergétiques et minières.

Les conséquences sont le pillage, le vol et la braderie des richesses du sous-sol national.

F7 : FAILLITE DU SECTEUR PRIMAIRE

Les manifestations concrètes de cette faillite sont : une agriculture, un élevage et une pêche peu prospères.

Situation qui s’explique par un manque de vision et de politique de développement endogène ; par l’inefficacité des politiques d’encadrement le coût excessif des engrais et produits vétérinaires, l’absence d’un système de conservation et d’infrastructures de communication.

Cela s’accompagne d’un pillage de nos forêts et la destruction de notre écosystème.

La conséquence c’est la surexploitation de la paysannerie et sa  marginalisation qui se traduit concrètement par la grande pauvreté dans nos campagnes et l’exode rural.

F8 : FAILLITE DU SECTEUR SECONDAIRE

Absence d’industrialisation, désarticulation de l’embryon du tissu industriel existant, fermeture d’entreprises et rareté des produits locaux sont les manifestations les plus criardes de notre secteur secondaire.

Situation qui s’explique par des choix  industriels hasardeux et inefficaces, une fiscalité lourde.

Fondamentalement, il faut voir le choix délibéré de soumettre l’activité industrielle locale aux intérêts étrangers.

F9 : FAILLITE DU SECTEUR TERTIAIRE

Les principales activités ici sont le commerce, les transports, les télécommunications, le tourisme, les banques, les assurances et toutes les intermédiations. A part la téléphonie et le secteur financier, toutes les autres sont dominées par l’informel.

F10 : FAILLITE DU SYTEME MONETAIRE ET FINANCIER

Baisse de la masse monétaire, faible création monétaire et manque de confiance en « notre » monnaie sont les manifestations de cette faillite.

Situation qui s’explique par la mauvaise politique monétaire et la faible couverture du territoire par les banques.

Fondamentalement, cette faillite traduit l’absence de souveraineté dans la gestion de « notre » monnaie et la recolonisation de notre économie

F11 : FAILLITE DU DEPLOIEMENT DES MARCHES

Les parts du marché kamerunais sont en chute libre. Forte baisse de productivité et spécialisation excessive de notre production expliquent cette faillite.

Il s’agit fondamentalement du choix délibéré du régime d’organiser la marginalisation de notre économie qui a abouti à la destruction des organismes de soutien  et d’encadrement des masses paysannes (ONCPB, FONADER etc.).

F12 : FAILLITE DE LA ZONE FRANC

Absence de souveraineté monétaire.

Appropriation par le Trésor de France de 50%  de nos devises, dévaluation du franc CFA, irruption de la COBAC sont les manifestations de cette faillite.

Situation qui s’explique par les soldes déficitaires de balances des paiements et des finances publiques.

Fondamentalement, il faut voir l’exigence par le centre capitaliste d’un contrôle absolu de nos économies.

F13 : FAILLITE DE L’INTEGRATION SOUS REGIONALE ET REGIONALE

Absence manifeste de volonté d’intégration sous-régionale se traduisant entre autres par l’absence récurrente aux sommets sous régionaux et régionaux du plus haut responsable de l’Etat.

Effondrement des institutions sous-régionales et absence des moyens de communication sont les manifestations de cette faillite dont le fondement est le maintien de la balkanisation de l’Afrique.

I-              NOS PROPOSITIONS

Le but ultime de la lutte que mène le peuple kamerunais est l’instauration d’un Etat socialiste, seul capable de promouvoir l’indépendance réelle de notre pays et l’épanouissement de nos populations.

Cependant, la réalisation de cette étape ultime nécessite une période de transition au cours de laquelle nous devrons conquérir notre indépendance économique et préparer les bases objectives et subjectives d’un dépassement ultérieur.

Au terme de cette transition, la base économique de la nation sera articulée autour de quatre composantes :

  • Création d’un secteur d’Etat

Celle-ci passe par la nationalisation des grandes entreprises étrangères et locales et la création de nouvelles entreprises par l’Etat. Il s’agira ici d’assurer la souveraineté de l’Etat. Seront donc concernés :

  • les grandes banques
  • les grandes compagnies d’assurance
  • les grandes entreprises industrielles
  • les grandes entreprises commerciales
  • les grandes entreprises de transport
  • le commerce de gros extérieur et intérieur
  • les grandes entreprises agro-industrielles

Ce secteur d’Etat constituera le facteur dominant de l’économie destiné à mettre fin à l’emprise du capital étranger, à contrôler efficacement l’économie, à mieux planifier son développement et à utiliser plus rationnellement les ressources disponibles.

  • Création d’un secteur coopératif

Il s’agira pour l’Etat, en ville et à la campagne, d’aider les petits commerçants, les artisans et les paysans à s’organiser en coopératives par le regroupement de leurs activités et/ou de leurs moyens de production.

Bien organisées, les coopératives agricoles, artisanales et commerciales élèveront l’efficacité économique de la petite production et du petit commerce et constitueront le meilleur moyen pour la promotion sociale et culturelle de leurs membres.

  • Délimitation du secteur privé

Le secteur privé regroupera des entreprises de différentes tailles intervenant dans divers domaines et notamment les PME/PMI.

Des crédits seront accordés aux PME, PMI et coopératives afin de soutenir une densification significative du tissu économique national endogène et introverti.

  • Renforcement de la coopération régionale et internationale

Dans sa lutte pour l’indépendance économique, le Kamerun devra privilégier le renforcement de la coopération économique, culturelle, scientifique et technique avec les pays africains (notamment ceux de la sous région) mais aussi avec les autres pays du Tiers-monde et ceux des pays développés qui respectent sa souveraineté.

La mise en œuvre de ces quatre composantes signifie donc pour le Manidem :

  • Un Etat socialiste, démocratique, performant, dont le rôle est affirmé
  • Une politique économique résolument orientée vers l’industrialisation et la promotion de l’agriculture
  • Une politique vigoureuse d’intégration sous-régionale et régionale africaine.

Notre programme est présenté ici en douze points.

  • Le Social au cœur de l’économie

Caractéristique centrale de notre programme, cet objectif signifie que le social et l’économie sont dans une relation organique. Cadre institutionnel et réglementaire tourné vers le bien-être et l’épanouissement multiforme des populations.

Ainsi, pour ce qui est notamment de la santé et de la sécurité sociale, de nombreuses mesures sont envisagées :

  • Formation en nombre suffisant de médecins et d’auxiliaires médicaux
  • Construction d’hôpitaux et de centres de santé
  • Mise en œuvre de l’assurance maladie universelle
  • Lutte contre les maladies endémiques
  • Protection maternelle et infantile
  • Promotion sociale des handicapés physiques
  • Développement de la médecine préventive
  • Encadrement de la médecine traditionnelle
  • Monopole de l’Etat sur l’importation et la distribution des produits pharmaceutiques
  • Programmes d’hygiène et salubrité
  • Pour ce qui est de l’éducation et de la culture :
    • Renaissance, revalorisation et conservation du patrimoine africain
    • Enseignement obligatoire dans toutes les écoles primaires et secondaires des langues et cultures nationales
    • Développement de la création artistique et littéraire
    • Inscription de l’enseignement de la musique, des arts, de la danse et du théâtre dans l’enseignement de base
    • Division du Kamerun en quatre régions présentant une relative homogénéité culturelle en vue de la promotion, dans chacune d’elle, d’une langue nationale de communication enseignée et utilisée dans l’éducation, dans l’administration et dans les médias. L’anglais et le français seront enseignées en tant que langues étrangères ainsi que les grandes langues africaines (swahili, haoussa, arabe, etc.)
    • Création de bibliothèques publiques
    • Créations de maisons des jeunes et de la culture
    • Organisation et développement de l’éducation physique et des sports
    • Développement des jeux traditionnels
  • Droit au travail épanouissant pour le plus grand nombre

Activité réelle avec un contenu épanouissant pour une bonne tenue de l’économie.

Revalorisation quantitative, qualitative et sociale du statut des travailleurs ruraux, manuels et intellectuels. L’emploi et son contenu constituent un droit fondamental de l’Homme.

D’où les mesures suivantes :

  • création de nouveaux emplois notamment par l’ouverture de grands chantiers publics et parapublics à travers le pays
  • révision des salaires et réduction de l’échelle des salaires
  • arrêt de la liquidation et de la privatisation des entreprises publiques
  • allègements fiscaux pour les petits salaires et pour les créateurs d’entreprises
  • amélioration des conditions de travail
  • révision du code du travail
  • lutte contre l’exode rural par une politique de développement régional équilibré
  • mise en œuvre d’une stratégie d’intégration ou de contrôle non répressif de l’ensemble de l’économie dite informelle par le secteur moderne afin de lui donner un statut socioprofessionnel et améliorer son rendement et sa contribution à la croissance nationale par l’aide officielle à la modernisation de ses structures.
  • Revalorisation des ressources humaines

Promotion d’une politique de formation et de recherche tournée vers l’accroissement permanent du potentiel productif humain.

Formation et recherche doivent être dotées de moyens logistiques, financiers et d’un cadre institutionnel et réglementaire revalorisant formateurs et chercheurs.

L’essence de cette option c’est de placer résolument l’Homme au centre de tout processus de formation performant.

D’où les mesures ci-après :

  • Réforme de l’enseignement compte tenu de nos réalités (programme, langues africaines, adoption d’un enseignement unifié avec abandon des cycles qui constituent autant de barrières sélectives, diplômes nationaux…).
  • Laïcité de l’enseignement
  • Politique de formation des enseignants
  • Enseignements de base et professionnel obligatoire et gratuits
  • Création d’un Centre National de l’Orientation chargé d’évaluer les aptitudes des étudiants et les besoins du pays
  • Création et développement d’Universités régionales spécialisées en fonction de la vocation économique des régions
  • Promotion de la recherche scientifique et technique en rapport avec le développement de l’Afrique
  • Valorisation et exploitation économique des inventions et découvertes des savants, intellectuels, chercheurs et techniciens
  • Création d’Instituts de recherche
  • Promotion d’un cadre de vie pour le bien être des populations

Aménagement du territoire, promotion d’un cadre de vie confortable et intégré dans les campagnes, plan et gestion de l’urbanisation tournés vers le bien-être des populations urbaines. Pour cela, il faut aussi un programme actif orienté vers la suppression des nuisances. L’essence de cette option c’est de mettre l’économie au service de l’individu et de la collectivité.

D’où les mesures suivantes :

  • Elaboration d’une politique du logement : nationalisation des immeubles construits avec des fonds détournés, création d’entreprises nationales du bâtiment, construction de logements sociaux, promotion de la recherche sur les matériaux de construction locaux
  • Elaboration d’une réglementation répressive des nuisances (bruits, ordures, importations de produits nuisibles à l’homme et à l’écosystème. Interdiction d’occupation des espaces dangereux (marécages, etc.)
  • Encadrement des loyers
  • Equipement en eau et électricité
  • Reconstruction des quartiers populaires des grandes villes
  • Lutte contre la spéculation foncière
  • Politique d’urbanisation
  • Développement prioritaire des transports en commun
  • Construction des voies de communication
  • Un sous-sol au service de la Nation

Développer les activités de recherche et d’exploitation pour la mise en œuvre rentable et responsable des ressources du sous-sol.

Il faut pour cela une gestion transparente et un redéploiement spatial de l’alimentation en eau et électricité

D’où la nécessité de nationaliser :

  • Les ressources énergétiques (pétrole, gaz, etc.)
  • Les mines
  • Les sociétés d’extraction minière et d’exploitation de pétrole
  • Promotion d’une politique de développement intégré des régions

Développement et maintenance des infrastructures de transport et de communication régionale. Encouragement des régions dans les productions locales où elles sont compétitives.

Le plan national de développement fera l’objet d’une  décentralisation  afin de responsabiliser les régions et garantir la participation des populations à la gestion de la chose publique.

L’un des objectifs étant d’éviter des distorsions géographiques par la concentration des activités dans quelques régions.

  • Réhabilitation et restructuration du secteur rural

 

Accroissement de la productivité du Secteur rural. Pour cela, il faut développer et diversifier les moyens de financement et d’encadrement des activités de ce secteur, développer les techniques culturales et pastorales modernes à forte productivité.

L’essence de cette option, c’est la réhabilitation du paysan en tant qu’acteur fondamental de l’économie kamerunaise.

En effet, l’agriculture a été, durant des décennies, la parente pauvre du développement. Seules les productions destinées aux marchés extérieurs ont connu une relative expansion.

Dans l’optique d’un développement autocentré il s’agira de donner la priorité à l’agriculture pour :

  • Permettre une autosuffisance alimentaire
  • Lutter contre la pauvreté et le chômage
  • Fournir une base réelle au développement industriel

Il s’agira également de desserrer les contraintes économiques et sociales qui pèsent sur le monde rural, par la promotion de la paysannerie à travers :

  • L’amélioration des conditions de vie des paysans (centres de santé, écoles, eau et électricité)
  • La création des coopératives agricoles
  • La diversification des cultures et l’élimination de la monoculture
  • La modernisation et la mécanisation de l’agriculture
  • La construction de réseaux d’irrigation dans les zones semi désertiques
  • La création d’un Crédit Agricole
  • La promotion de la pêche, de l’élevage, de l’artisanat rural et des cultures maraîchères
  • Le développement de l’enseignement technique agricole
  • La protection de la nature (sauvegarde de la faune et de la flore)
  • La réforme agraire.
  • Restructuration du secteur de l’Industrie nationale

Ici, plus qu’ailleurs, le rôle de l’Etat sera déterminant.

En effet, des orientations fixées dépendront la réussite du développement industriel, son harmonisation avec le développement agricole, la restructuration et l’élargissement de la base sociale nécessaire à la révolution socialiste.

Ainsi, les points suivants feront l’objet d’une attention particulière :

  • Le lancement d’une vaste campagne d’électrification notamment en fonction des sites devant abriter des industries
  • La complémentarité entre industries (industrie lourde et industrie légère)
  • La concentration de certains investissements industriels et l’organisation volontaire de leur liaison et leur environnement (pôles de croissance devant embrayer sur l’ensemble de l’économie).
  • Les investissements industriels valorisant la transformation des matières premières agricoles, forestières, minières et animales locales ou régionales
  • La diffusion de la technologie et la formation des travailleurs
  • La recherche des nouvelles lignées technologiques répondant de manière spécifique aux problèmes de notre industrialisation et devant nous permettre de nous soustraire à la dépendance technologique

Telles sont les bases d’une industrie orientée vers l’économie de la Nouvelle Indépendance.

  • Meilleure organisation du Commerce, des Services et du Tourisme

Il s’agit ici également d’importants domaines nécessitant l’intervention de l’Etat pour :

  • la promotion du marché intérieur
  • le contrôle du commerce de gros (intérieur et extérieur)
  • la promotion du tertiaire au service de la production nationale
  • la promotion des filières de commercialisation interafricaines
  • la promotion et la maintenance des infrastructures du tourisme
  • Système monétaire et financier au service du financement du développement économique du pays

La préoccupation fondamentale est ici d’assurer le financement interne du développement et de rompre la dépendance financière.

En effet, un financement extérieur bien que généralement indispensable, ne doit jamais conditionner l’essentiel.

On s’attardera donc  sur les points suivants :

  • Rapatriement négocié ou légal des fonds dissimulés dans les banques étrangères et récupération des fonds et des biens publics détenus par les détourneurs
  • Réduction systématique du train de vie des grands corps de l’Etat
  • Inscription dans la Constitution de la notion de crime économique
  • Révision du code des investissements et de la règlementation sur les zones franches
  • La création d’une épargne qui permette à la fois le financement de l’investissement et l’équilibre monétaire
  • Définition du rôle du secteur traditionnel et agricole
  • Le développement de l’épargne privée et du secteur moderne
  • La mise en place d’un système fiscal devant permettre le maintien de l’équilibre économique monétaire (import/export, équilibre budgétaire, déplacement de l’assiette du marché extérieur vers le marché intérieur…)
  • La formation du capital (incitation à l’épargne)
  • Institution d’un impôt significatif sur les grandes fortunes
  • Le déploiement spatial de la bancarisation et en même temps promotion de la monétarisation active de l’espace économique national.
  • La redéfinition du système monétaire et financier national au sein d’un nouvel espace sous-régional à visée panafricaine avec l’abandon de la zone franc.
  • L’adaptation des institutions financières à leur rôle dans le développement.

Elle passe par la nationalisation des grandes banques, le contrôle des coopératives financières par l’augmentation à 49% de la part de l’Etat dans leur capital, la création d’une banque de développement (Banque Kamerunaise de l’Investissement) destinée à financer l’industrialisation du Kamerun.

  • Promotion d’une véritable intégration régionale et sous-régionale.

Renforcement des échanges par la promotion des filières régionales et sous régionales.

Promotion d’une réelle intégration monétaire et financière régionale. Développement des infrastructures de transport et de communication régionales.

Le cœur de cette option c’est le panafricanisme comme garant de la promotion, de la stabilité, du dynamisme et surtout de l’irréversibilité de la Nouvelle Indépendance.

  • Zone Monétaire véritablement au service des économies sous-régionales et régionales

Il faudra créer un nouvel espace monétaire véritablement au service des économies sous-régionales et régionales.

Création de l’UMAC (Union Monétaire d’Afrique centrale) comprenant l’actuelle zone CEMAC plus des pays comme le Nigeria et la RD Congo.

Promotion d’une monnaie unique de l’UMAC.

Une zone UMAC est d’un poids économique tel que nous pouvons espérer un développement durable de la sous région.

L’objectif final est de créer une véritable Union Economique et Monétaire d’Afrique Centrale.

Nous ne serons véritablement libres qu’avec la maîtrise de notre monnaie dans un cadre panafricain. Telle est l’essence de cette option.

Un dernier point mérite une attention particulière, celui de la « Promotion de la femme africaine ».

La condition générale de la femme et celle particulière de la femme africaine, impose à l’Etat de la Nouvelle Indépendance, un engagement ferme et résolu pour :

  • L’égalité des droits entre l’homme et la femme dans tous les domaines de la vie privée, politique et sociale
  • L’élimination de la discrimination salariale
  • La participation de la femme à la vie politique, économique, sociale et culturelle
  • La protection maternelle et infantile
2018-08-24T07:25:54+00:00

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